Antibiotiques : la campagne « c'est vraiment pas automatique » de l'Assurance Maladie démarre

L'Assurance Maladie relance sa campagne sur le bon usage des antibiotiques dès le 6 novembre 2026 : sondage, chiffres de prescription et cinq bonnes pratiques à connaître.

— Rédaction assistée par IA
Méthode rédactionnelle — Cette synthèse a été élaborée à l’aide d’outils d’IA à partir des références citées en bas de l’article. La mention d’un auteur ne constitue pas une validation médicale. Ce contenu ne se substitue pas à l’avis d’un professionnel de santé ; consultez les sources et leurs dates en bas de l’article.

Une campagne nationale lancée le 6 novembre 2026

L'Assurance Maladie a présenté, dans un communiqué de presse daté du 6 novembre 2026, une nouvelle campagne consacrée au bon usage des antibiotiques.
Son slogan, « Les antibiotiques, c'est vraiment pas automatique », reprend celui de la campagne historique de 2002 (« Les antibiotiques, c'est pas automatique »).
Elle vise à expliquer pourquoi et quand ces médicaments sont utiles, en plaçant l'antibiorésistance au cœur du message.

Calendrier et supports

  • Insertions dans la presse écrite dès le 6 novembre.
  • Diffusion à la télévision, à la radio et sur le web à partir du 8 novembre.
  • Un spot TV, trois spots radio, des vidéos pédagogiques réalisées avec le média AVRE et le pédiatre Jules Fougère.
  • Des sacs à pharmacie aux couleurs de la campagne, pour inciter à rapporter les antibiotiques non utilisés.
  • Des outils pour les professionnels de santé sur ameli.fr.
    Les médecins généralistes ont reçu un courrier avec une affiche et un sticker à remettre aux patients.

Le contexte : des infections hivernales surtout virales

Selon l'Assurance Maladie, les infections respiratoires courantes de l'hiver sont en majorité d'origine virale, et les antibiotiques n'agissent pas contre les virus.
Leur usage inapproprié contribue à l'antibiorésistance : des bactéries deviennent capables d'échapper aux traitements et peuvent se transmettre entre personnes.

Les chiffres de consommation

  • La France fait partie des pays les plus consommateurs d'antibiotiques en Europe.
  • En 2024, les prescriptions en ville ont augmenté de 4,8 % par rapport à 2023.
  • L'objectif public d'une baisse d'au moins 25 % de la consommation en ville entre 2019 et 2025 est rappelé.
  • En 2025, la part de la population ayant reçu au moins une prescription est passée de 41 % à 38 % par rapport à 2024, une évolution jugée plus favorable.

Ce que montre le sondage Ipsos/BVA

Un sondage réalisé du 3 au 14 septembre 2026 auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus fait apparaître plusieurs idées reçues :

  • près de 1 sondé sur 2 pense que les antibiotiques soignent la grippe, et 4 sur 10 un rhume ;
  • 18 % prennent des antibiotiques conservés chez eux sans consulter, et 11 % en partagent avec un proche ;
  • 73 % estiment qu'on en consomme trop en France, mais seulement 5 % font le lien avec leur propre pratique.

La famille est citée par 40 % des Français comme source d'information (61 % chez les 18-34 ans), derrière les médecins (60 %).
Chez ceux qui s'informent auprès de leurs proches, les croyances erronées sont plus fréquentes : 57 % pensent les antibiotiques efficaces contre la grippe.

Les enjeux sanitaires avancés

L'Assurance Maladie estime à 5 500 à 12 500 le nombre de décès annuels en France liés à des bactéries résistantes.
Elle cite aussi une projection de l'OCDE : près de 238 000 décès possibles entre 2015 et 2050 sans effort supplémentaire.
Des infections courantes (infections urinaires à E.
coli
, angines à streptocoque, otites bactériennes) deviennent plus difficiles à traiter.

Les cinq bonnes pratiques rappelées

  • Ne prendre des antibiotiques que s'ils sont prescrits ou délivrés par un professionnel de santé.
  • Ne pas utiliser un reste de traitement ni l'antibiotique d'une autre personne.
  • Respecter la dose, la fréquence et la durée indiquées sur l'ordonnance.
  • Rapporter les médicaments non utilisés à la pharmacie.
  • Prévenir les infections par les gestes barrières et la vaccination.

Pour aller plus loin

Cette brève est informative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.
Pour trouver un médecin ou un pharmacien près de chez vous, consultez l'annuaire ou la carte de MonSuiviMédical.
Sur la prévention hivernale, voir aussi notre article Bien préparer l'hiver : grippe, bronchiolite et gestes barrières.

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Sources et références

Les références citées permettent de retrouver les informations et leur éditeur. Leur citation ne constitue pas une validation de cet article par ces organismes. MonSuiviMédical ne fournit aucun conseil médical.