Vaccination contre le zona : le vaccin Shingrix remboursé à 65 % dès 65 ans en 2026

Depuis fin 2024, le vaccin Shingrix contre le zona est remboursé à 65 % par l'Assurance Maladie pour les personnes de 65 ans et plus et les personnes immunodéprimées. Où et comment se faire vacciner en 2026 ?

— Spécialiste en journalisme informations santé

Le zona touche chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes en France, principalement après 50 ans.
Face au risque de complications, parfois durables, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande depuis 2024 la vaccination avec le vaccin Shingrix pour certaines populations.
Ce vaccin, longtemps réservé aux patients capables d'en assumer le coût, bénéficie désormais d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.
Voici ce qu'il faut savoir sur cette vaccination et ses modalités de remboursement en 2026.

Qu'est-ce que le zona et pourquoi s'en prémunir

Le zona est une réactivation du virus varicelle-zona, celui-là même responsable de la varicelle durant l'enfance.
Après une varicelle, le virus reste présent dans l'organisme à l'état latent, dans les ganglions nerveux.
Il peut se réactiver des années plus tard, notamment lorsque le système immunitaire s'affaiblit avec l'âge ou en cas de maladie chronique.

La réactivation se manifeste le plus souvent par une éruption cutanée douloureuse, localisée sur une zone du corps, accompagnée de sensations de brûlure.
Chez certaines personnes, notamment les plus âgées, cette poussée peut laisser des douleurs persistantes après la disparition des lésions cutanées.
C'est pour limiter ce risque que les autorités sanitaires ont fait évoluer leurs recommandations vaccinales.

Le vaccin Shingrix : ce que recommande la HAS

Dans un avis rendu en février 2024, la HAS a recommandé l'utilisation du vaccin Shingrix, un vaccin recombinant, pour deux catégories de population :

  • Les adultes de 65 ans et plus, quel que soit leur état de santé général ;
  • Les adultes immunodéprimés à partir de 18 ans, en raison d'une maladie ou d'un traitement affectant leurs défenses immunitaires.

Ces recommandations ont été suivies par la publication d'un décret au Journal officiel le 5 décembre 2024, ouvrant la voie à une prise en charge financière par l'Assurance Maladie.
Le vaccin Shingrix a remplacé l'ancien vaccin vivant atténué, jugé moins efficace et non adapté aux personnes dont l'immunité est affaiblie.

Un schéma en deux doses

La vaccination contre le zona avec Shingrix repose sur l'administration de deux doses, injectées par voie intramusculaire.
L'intervalle entre les deux injections varie généralement de deux à six mois, mais il peut être ajusté par le professionnel de santé en fonction de la situation de la personne, notamment si elle est immunodéprimée.
Ce point doit être discuté directement avec le médecin ou le pharmacien vaccinateur, qui adaptera le calendrier au profil de chacun.

Un remboursement à 65 % depuis fin 2024

Depuis le 14 décembre 2024, le vaccin Shingrix est remboursé à hauteur de 65 % par l'Assurance Maladie pour les personnes correspondant aux critères définis par la HAS, à savoir les personnes de 65 ans et plus et les personnes immunodéprimées dès 18 ans.
Cette prise en charge concerne le prix du vaccin lui-même ; l'acte d'injection, lorsqu'il est réalisé par un professionnel habilité, est également remboursé dans les conditions habituelles applicables aux actes de vaccination.

Le rôle de la complémentaire santé

Les 35 % restants à la charge du patient peuvent être pris en compte, en tout ou partie, par la complémentaire santé, selon le contrat souscrit.
Les personnes bénéficiant de la Complémentaire santé solidaire (CSS) n'ont, quant à elles, aucun reste à charge sur le prix du vaccin remboursable.
Comme pour toute vaccination, il est recommandé de vérifier au préalable les modalités de prise en charge auprès de sa mutuelle, les niveaux de remboursement complémentaire pouvant varier d'un contrat à l'autre.

Les personnes ne correspondant pas aux critères retenus par la HAS — par exemple des adultes de moins de 65 ans en bonne santé qui souhaiteraient tout de même se faire vacciner — peuvent toujours accéder au vaccin, mais sans bénéficier du remboursement à 65 %.
Le coût reste alors à leur charge, sauf prise en charge spécifique par certaines complémentaires.

Où et par qui se faire vacciner en 2026 ?

La vaccination contre le zona peut être réalisée par plusieurs professionnels de santé, ce qui facilite l'accès à ce vaccin sur l'ensemble du territoire.

Chez le médecin traitant

Le médecin généraliste reste l'interlocuteur de référence pour évaluer l'intérêt de la vaccination au regard des antécédents de la personne, notamment en cas de traitement immunosuppresseur ou de maladie chronique.
Il peut prescrire le vaccin, l'injecter lui-même, ou orienter vers un autre professionnel habilité.

En pharmacie

Depuis l'élargissement progressif des compétences vaccinales des pharmaciens, ces derniers peuvent, dans de nombreux cas, administrer directement certains vaccins, y compris le Shingrix, sous réserve de respecter les conditions réglementaires en vigueur.
Le pharmacien peut également conseiller sur les modalités de remboursement et la prise de rendez-vous.

Par un infirmier

Les infirmiers diplômés d'État sont également habilités à réaliser certaines vaccinations sur prescription médicale.
Cette possibilité peut être utile pour les personnes suivies à domicile ou dont la mobilité est réduite.

Pour identifier un professionnel de santé proche de chez soi, qu'il s'agisse d'un médecin, d'un pharmacien ou d'un infirmier, il est possible de consulter un annuaire de professionnels de santé ou d'utiliser une carte interactive permettant de localiser les praticiens disponibles dans sa région.

Ce qu'il faut savoir avant de se faire vacciner

Comme pour toute vaccination, la notice du vaccin et l'avis d'un professionnel de santé restent la référence pour connaître les contre-indications éventuelles, les effets indésirables possibles et les précautions à respecter.
Les personnes suivant un traitement particulier ou présentant des antécédents médicaux spécifiques sont invitées à en discuter avec leur médecin avant de programmer leur vaccination.

Les injections peuvent, comme c'est le cas pour de nombreux vaccins, s'accompagner de réactions locales passagères au point d'injection ou d'une fatigue transitoire.
Ces éléments doivent être évalués au cas par cas avec le professionnel de santé réalisant l'injection, qui pourra répondre aux questions spécifiques à chaque situation.

Pourquoi cette évolution est importante

L'élargissement du remboursement du vaccin Shingrix s'inscrit dans une stratégie plus large de prévention vaccinale portée par les autorités sanitaires françaises, à mesure que la population vieillit et que les maladies chroniques nécessitant des traitements immunosuppresseurs se multiplient.
En rendant ce vaccin plus accessible financièrement, l'objectif est de réduire le nombre de cas de zona et leurs complications potentielles chez les publics les plus exposés.

Cette mesure illustre également la manière dont les recommandations de la HAS peuvent se traduire, parfois avec un délai de plusieurs mois entre l'avis scientifique et la publication du décret, en une prise en charge concrète pour les assurés.
Les personnes concernées par les critères d'âge ou de statut immunitaire ont donc tout intérêt à se renseigner auprès d'un professionnel de santé pour savoir si cette vaccination est adaptée à leur situation.

En résumé

  • Le vaccin Shingrix contre le zona est recommandé par la HAS pour les personnes de 65 ans et plus et les personnes immunodéprimées dès 18 ans ;
  • Il est remboursé à 65 % par l'Assurance Maladie depuis le 14 décembre 2024 ;
  • La vaccination se fait en deux doses, espacées de deux à six mois selon les cas ;
  • Elle peut être réalisée par un médecin, un pharmacien ou un infirmier ;
  • Le reste à charge peut être couvert par la complémentaire santé ou la Complémentaire santé solidaire.

Pour toute question sur l'éligibilité à cette vaccination ou sur les modalités pratiques, il est recommandé de se rapprocher d'un professionnel de santé.

Partager :

Articles similaires

Santé publique 3 min

Covid-19 : une légère reprise épidémique observée en France depuis la rentrée 2026

Santé publique 4 min

Hypertension artérielle : l'Assurance Maladie lance une campagne nationale en 2026

Santé publique 9 min

Méningocoque B et ACWY : vaccination obligatoire des nourrissons et rattrapage 2026

Sources et références officielles

Les informations présentées dans cet article proviennent de sources publiques officielles. MonSuiviMédical ne fournit aucun conseil médical.