Un fléau qui reste largement sous-estimé
Dans une actualité publiée le 4 septembre 2026, l'Assurance Maladie (ameli.fr) rappelle l'ampleur des maladies cardiovasculaires en France.
Chaque année, elles sont responsables de plus de 140 000 décès et de 1,2 million d'hospitalisations.
Elles constituent la deuxième cause de mortalité toutes populations confondues, mais occupent la première place chez les femmes, devant le cancer du sein.
Des chiffres qui interpellent
- Plus de 140 000 décès par an liés aux maladies cardiovasculaires en France
- 1,2 million d'hospitalisations annuelles pour ce motif
- 72 000 décès féminins recensés en 2023, soit environ 200 par jour
- 17 millions d'adultes vivent avec une hypertension artérielle, dont la moitié l'ignore
Ces maladies regroupent un ensemble large de pathologies : troubles du rythme cardiaque, hypertension artérielle, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (AVC), insuffisance cardiaque, anévrisme ou encore insuffisance rénale chronique associée.
Les femmes, une population sous-estimée
L'Assurance Maladie insiste particulièrement sur la situation des femmes.
Longtemps perçues comme moins concernées, elles sont en réalité les premières victimes des maladies cardiovasculaires en termes de mortalité.
Ce décalage entre perception et réalité retarderait parfois le diagnostic, les symptômes pouvant se manifester différemment que chez les hommes et être moins souvent identifiés comme d'origine cardiaque.
Comprendre les facteurs de risque
Plusieurs éléments, cumulables, augmentent le risque de développer une maladie cardiovasculaire :
Facteurs liés à l'état de santé
- Hypertension artérielle
- Hypercholestérolémie
- Diabète
- Surpoids et obésité
Facteurs liés au mode de vie
- Sédentarité
- Alimentation déséquilibrée (excès de sel, de graisses saturées)
- Tabagisme
- Stress chronique
Le risque augmente à partir de 40 ans et s'accentue après 65 ans.
L'Assurance Maladie souligne également que les zones socio-économiquement défavorisées présentent des taux de mortalité cardiovasculaire plus élevés, ce qui renvoie à des enjeux d'accès à la prévention et aux soins.
Prévenir : les gestes qui comptent au quotidien
Plusieurs actions simples, recommandées de manière générale par l'Assurance Maladie, permettent de réduire le risque cardiovasculaire :
- Faire contrôler régulièrement sa tension artérielle
- Réaliser les bilans sanguins nécessaires (cholestérol, glycémie) avec son médecin
- Surveiller son poids
- Pratiquer une activité physique régulière
- Adopter une alimentation équilibrée, en réduisant le sel, les graisses saturées et l'alcool
- Arrêter de fumer
Point important souligné par l'Assurance Maladie : ces maladies évoluent souvent de façon silencieuse, sans symptôme visible pendant longtemps.
Il est donc recommandé d'échanger régulièrement avec son médecin traitant, même en l'absence de signe d'alerte, plutôt que d'attendre l'apparition de symptômes.
Le rôle du parcours de soins
Le médecin traitant reste l'interlocuteur de référence pour évaluer son risque cardiovasculaire global et orienter, si besoin, vers un cardiologue.
En cas de facteur de risque identifié (hypertension, diabète, antécédents familiaux), un suivi spécialisé peut être proposé.
Les patients qui souhaitent identifier un cardiologue ou un autre spécialiste à proximité peuvent utiliser l'annuaire des professionnels de santé pour trouver un praticien disponible dans leur secteur.
Le pharmacien joue également un rôle de proximité utile en prévention : de nombreuses officines proposent un contrôle ponctuel de la tension artérielle.
La carte des professionnels et établissements de santé permet de repérer rapidement une pharmacie ou un centre de santé à proximité de son domicile.
Ce qu'il faut retenir
Avec 140 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires demeurent un enjeu de santé publique majeur en France, qui touche particulièrement les femmes malgré une perception encore répandue du contraire.
L'Assurance Maladie insiste sur l'importance du dialogue régulier avec son médecin traitant et sur le poids déterminant des habitudes de vie dans la prévention de ces pathologies.
Aucune mesure ne remplace un avis médical individualisé : ces informations générales ne constituent pas un conseil médical personnalisé.