Une intensification précoce de la circulation du mpox en 2026
Dans son bulletin régional du 31 juillet 2026, Santé publique France signale que l'année 2026 se caractérise par une intensification précoce de la circulation du virus du mpox (anciennement appelé variole du singe), avec un nombre total de cas déjà supérieur à celui enregistré sur l'ensemble de l'année 2025.
Cette évolution, suivie de près par les autorités sanitaires, ne s'accompagne à ce jour d'aucune mesure d'urgence particulière, mais elle invite à rappeler les règles de prévention et les modalités de vaccination existantes.
Ce que montrent les données de surveillance
Le suivi épidémiologique met en évidence une hausse hebdomadaire des cas dès le mois d'avril 2026, suivie d'une diminution progressive en mai puis en juillet.
Malgré ce reflux récent, le cumul des cas depuis le début de l'année dépasse déjà le total de 2025.
Depuis 2022, la France a enregistré environ 5 500 cas de mpox toutes formes confondues, avec une forte baisse après le pic de 2022 (près de 5 000 cas), suivie d'une stabilisation autour de 50 à 220 cas par an entre 2023 et 2025.
Des foyers de circulation active ont également été signalés dans certains territoires ultramarins, notamment à Mayotte, où une augmentation du nombre de cas a été observée depuis fin juin, ainsi qu'à La Réunion, en lien avec des cas importés de Madagascar.
Deux formes de virus en circulation
Le mpox est causé par deux types de virus, appelés clades : le clade 1, historiquement présent dans le bassin du Congo, et le clade 2, plus répandu en Afrique de l'Ouest et responsable de la vague épidémique mondiale de 2022.
Un premier cas de clade 1 avait été identifié en France début 2025 chez une personne ayant été en contact avec des voyageurs revenant d'Afrique centrale.
Comment le virus se transmet-il ?
Le mpox se transmet de plusieurs façons :
- De l'animal à l'humain, par morsure, griffure ou consommation de viande insuffisamment cuite ;
- D'humain à humain, principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou muqueuses d'une personne infectée ;
- Plus rarement, par gouttelettes respiratoires lors de contacts rapprochés et prolongés, ou par du linge et des objets contaminés.
La personne infectée est contagieuse dès l'apparition des symptômes (fièvre, éruption cutanée, ganglions) et le reste jusqu'à la cicatrisation complète des lésions.
Qui est concerné par la vaccination ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) a actualisé ses recommandations vaccinales afin de mieux limiter la circulation du virus.
Le vaccin utilisé, dit MVA-BN (commercialisé sous les noms Imvanex et Jynneos), est proposé selon deux logiques :
- Une vaccination préventive, destinée aux personnes considérées à haut risque d'exposition, notamment les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes multipartenaires, les personnes trans multipartenaires, les travailleurs et travailleuses du sexe, ainsi que leurs partenaires ;
- Une vaccination réactive, proposée aux personnes ayant eu un contact à risque avec un cas confirmé, ainsi qu'aux personnes immunodéprimées ayant été en contact étroit avec une personne-contact à risque.
Pour être pleinement efficace, la vaccination réactive doit idéalement être réalisée dans les 4 jours suivant le contact à risque, et au plus tard dans un délai de 14 jours.
Schéma vaccinal
La primovaccination repose sur deux doses espacées d'au moins 28 jours.
Une dose unique suffit pour les personnes ayant été vaccinées contre la variole avant 1980 avec un vaccin de première génération.
Les personnes immunodéprimées doivent recevoir trois doses.
La HAS recommande également une dose de rappel pour les personnes primo-vaccinées en 2022, en raison d'une baisse observée du niveau d'anticorps après deux ans.
Où se faire vacciner ?
La vaccination contre le mpox est entièrement gratuite, que ce soit le vaccin lui-même ou l'acte de vaccination.
Les personnes concernées peuvent se rendre :
- dans les centres de vaccination des voyageurs ;
- dans les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), dédiés notamment aux infections sexuellement transmissibles.
Pour identifier un centre de vaccination ou un professionnel de santé à proximité, l'outil de recherche cartographique permet de localiser rapidement les structures disponibles autour de chez soi.
Que faire en cas de symptômes ou de contact à risque ?
Les principaux symptômes du mpox sont la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires, les ganglions et une éruption cutanée pouvant toucher le visage, les mains, les pieds ou les organes génitaux.
En cas de symptômes évocateurs ou de contact rapproché avec une personne diagnostiquée, il est recommandé de consulter rapidement un médecin, sans attendre l'aggravation des lésions, afin de bénéficier d'un avis médical et, le cas échéant, d'une prise en charge vaccinale réactive dans les délais recommandés.
L'annuaire des professionnels de santé permet de trouver facilement un médecin ou un centre de santé pouvant orienter en cas de doute.
Dans l'attente d'une consultation, il est conseillé d'éviter les contacts physiques rapprochés, notamment sexuels, et de couvrir les éventuelles lésions cutanées.
En pratique
- La circulation du mpox est plus précoce et plus intense en 2026 qu'en 2025, sans déclenchement de mesures d'urgence à ce stade ;
- La transmission se fait principalement par contact direct avec les lésions d'une personne infectée ;
- La vaccination préventive et réactive, gratuite, est recommandée pour certains publics définis par la HAS ;
- En cas de contact à risque, une vaccination réactive est idéalement réalisée dans les 4 jours ;
- Un avis médical rapide est conseillé en cas de symptômes évocateurs.
Ces informations seront actualisées en fonction de l'évolution des données de surveillance publiées par Santé publique France.