La téléconsultation médicale est remboursée en 2026 dans les mêmes conditions qu'une consultation en cabinet, dès lors qu'elle s'inscrit dans le parcours de soins coordonné.
Elle reste pourtant peu utilisée : en 2024, 67 % des personnes résidant en France déclaraient ne pas y avoir eu recours, préférant se déplacer en cabinet.
Voici ce que disent les chiffres officiels sur son fonctionnement, son remboursement et ses limites.
Qu'est-ce que la téléconsultation et quand y recourir ?
La téléconsultation est une consultation médicale réalisée à distance, par vidéotransmission, avec un professionnel de santé inscrit au RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé).
Elle permet d'échanger avec un médecin sans se déplacer, pour un motif qui ne nécessite pas d'examen physique : renouvellement d'ordonnance, suivi d'une pathologie chronique déjà diagnostiquée, avis sur des symptômes bénins, ou recours en cas d'indisponibilité du médecin traitant.
Elle ne remplace pas une consultation en présentiel lorsque celle-ci est nécessaire : un examen clinique, une urgence, ou une première consultation pour un symptôme non identifié restent, selon l'Assurance Maladie, des situations où le déplacement au cabinet est recommandé.
Quel remboursement pour une téléconsultation en 2026 ?
Selon l'Assurance Maladie (ameli.fr), la téléconsultation est facturée au même tarif qu'une consultation en présentiel : 25 € pour un médecin généraliste de secteur 1, par exemple.
Le remboursement suit les mêmes règles que pour une consultation classique :
- 70 % du tarif conventionné pris en charge par l'Assurance Maladie, dans le cadre du parcours de soins coordonné ;
- le solde généralement couvert par une complémentaire santé ;
- aucun plafond annuel de téléconsultations remboursées.
Des règles spécifiques s'appliquent aux téléconsultations réalisées hors parcours de soins coordonné.
Des exceptions existent notamment en cas d'indisponibilité du médecin traitant ou dans une zone caractérisée comme sous-dense en offre médicale — l'Assurance Maladie détaille ces cas particuliers sur ameli.fr.
Pourquoi la téléconsultation reste-t-elle sous-utilisée ?
D'après une étude de la DREES publiée en février 2026 (Étude et Résultats n° 1366), 67 % des Français n'ont pas eu recours à la téléconsultation au cours des douze derniers mois, la majorité déclarant préférer une consultation en présentiel.
Ce chiffre coexiste avec une autre donnée de la DREES : près de 6 millions de personnes en France n'ont pas de médecin traitant déclaré, une situation où la téléconsultation peut, dans certains cas, offrir un accès plus rapide à un avis médical.
Comment trouver un praticien proposant la téléconsultation ?
Tous les professionnels de santé ne proposent pas la téléconsultation, et les modalités varient selon les praticiens.
L'annuaire et la carte interactive de MonSuiviMédical permettent de rechercher un praticien par spécialité, ville ou code postal, à partir des données publiques RPPS.
Retrouvez également le détail des tarifs et remboursements par spécialité.
MonSuiviMédical ne propose pas de prise de rendez-vous en téléconsultation ni de classement des praticiens : il s'agit d'un annuaire d'information, sans avis médical ni recommandation individuelle.
Questions fréquentes
La téléconsultation est-elle remboursée sans médecin traitant déclaré ?
Oui, mais dans des conditions différentes : hors parcours de soins coordonné, le taux de remboursement de base est généralement inférieur.
L'Assurance Maladie prévoit toutefois des exceptions, notamment en zone sous-dense ou en cas d'indisponibilité du médecin traitant.
Le détail est disponible sur ameli.fr.
Existe-t-il une limite au nombre de téléconsultations remboursées par an ?
Non, l'Assurance Maladie n'impose pas de plafond annuel sur le nombre de téléconsultations remboursées, selon les règles en vigueur en 2026.
La téléconsultation convient-elle à toutes les situations médicales ?
Non.
Elle est adaptée à des motifs ne nécessitant pas d'examen physique.
Un professionnel de santé peut, à tout moment, réorienter vers une consultation en présentiel s'il l'estime nécessaire.
Sources : Assurance Maladie (ameli.fr), DREES — Étude et Résultats n° 1366, février 2026.