Un point de situation sur les arboviroses en France hexagonale
Santé publique France poursuit en octobre 2026 la publication de ses bulletins de surveillance renforcée du chikungunya, de la dengue, du Zika et du virus West Nile en France hexagonale.
Ces bulletins, diffusés chaque semaine pendant la période d'activité du moustique tigre (Aedes albopictus), font le point sur les cas importés et sur les cas dits « autochtones », c'est-à-dire contractés sur place, sans voyage récent en zone d'épidémie.
Cet article reprend les chiffres publiés dans les derniers bulletins nationaux et régionaux.
Il a une visée strictement informative.
Les chiffres à retenir
Cas autochtones
Selon le bilan national arrêté au 21 septembre 2026, 96 cas autochtones de chikungunya et de dengue ont été identifiés en France hexagonale :
- 90 cas de chikungunya, répartis dans 13 épisodes de transmission ;
- 6 cas de dengue, répartis dans 4 épisodes de transmission.
Un « épisode de transmission » désigne un cas isolé ou un groupe de cas liés entre eux géographiquement et dans le temps.
Cas importés
Entre le 1er mai et le 27 septembre 2026, les autorités sanitaires ont recensé en France hexagonale :
- 152 cas importés de chikungunya ;
- 424 cas importés de dengue ;
- 17 cas importés de Zika.
Les cas importés sont à l'origine des épisodes autochtones : une personne infectée à l'étranger peut, si elle est piquée par un moustique tigre sur place, entraîner une transmission locale.
Où ont été signalés les épisodes ?
Pour la dengue, les épisodes autochtones ont été signalés notamment à Carmaux (Tarn), Sète (Hérault), Mouleydier (Dordogne) et Marseille (Bouches-du-Rhône).
En Occitanie, le bulletin régional du 1er octobre 2026 fait état de cinq épisodes de transmission autochtone :
- 1 cas de dengue à Carmaux (Tarn) ;
- 2 cas de dengue à Sète (Hérault) ;
- 8 cas de chikungunya à Saint-Amans-Soult (Tarn) ;
- 30 cas de chikungunya à Prayssac (Lot) ;
- 1 cas de chikungunya à Aigues-Mortes (Gard).
Ces données évoluent d'une semaine à l'autre.
Les bulletins officiels restent la référence pour connaître la situation la plus récente.
Comment fonctionne la surveillance renforcée ?
La surveillance renforcée s'appuie sur le signalement des cas par les professionnels de santé et les laboratoires aux agences régionales de santé (ARS).
Lorsqu'un cas autochtone est confirmé, les ARS mènent des investigations autour du lieu de résidence ou de séjour de la personne.
Des actions de lutte antivectorielle peuvent être mises en œuvre dans le secteur concerné, afin de limiter la présence de moustiques.
Cette surveillance est organisée chaque année dans les départements de l'Hexagone où le moustique tigre est implanté.
Elle s'étend sur plusieurs mois, généralement de mai à novembre.
Ce que recouvrent ces maladies
- Le chikungunya et la dengue sont des maladies virales transmises par la piqûre de moustiques du genre Aedes.
- Elles sont habituellement associées à de la fièvre et à des douleurs, mais leur évolution varie selon les personnes.
- Elles ne se transmettent pas directement d'une personne à l'autre : le moustique est nécessaire à la transmission.
Pour toute question de santé personnelle, il convient de s'adresser à un professionnel de santé.
Vous pouvez en trouver un près de chez vous via notre annuaire des professionnels de santé ou notre carte interactive.
Rappel des mesures de prévention collectives
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement des gestes simples pour limiter la prolifération du moustique tigre, qui se développe dans de petites quantités d'eau stagnante :
- vider régulièrement les coupelles, seaux, jouets et autres récipients qui retiennent l'eau ;
- couvrir les réservoirs d'eau et les récupérateurs de pluie ;
- entretenir les gouttières et les regards d'évacuation.
Ces gestes concernent aussi bien les particuliers que les collectivités et les professionnels.
À retenir
- 96 cas autochtones de chikungunya et de dengue étaient recensés en France hexagonale au 21 septembre 2026.
- Les cas importés restent nombreux depuis le 1er mai, notamment pour la dengue.
- Les bulletins de Santé publique France sont mis à jour chaque semaine.
Les chiffres cités sont ceux des bulletins publiés par Santé publique France et peuvent être actualisés.
Cet article n'a pas vocation à remplacer l'avis d'un professionnel de santé.